Chapitre 7 : Entre deux mondes

Le lendemain…

A nouveau plongé dans une conversation enflammée avec Emmy. Les échanges deviennent rapidement plus intimes, laissant derrière nous les banalités pour explorer des territoires où désir et tentation se mêlent. Mon cœur bat plus fort à chaque message qu’elle m’envoie, la tension entre nous devenant presque insupportable.

  • Emmy (message) : “Au fait, que te font mes photos ? J’ai besoin de savoir… Que ressens tu vraiment en les regardant ?”

Je sens une chaleur monter en moi, chaque mot qu’elle écrit semble attiser un feu qui brûle de plus en plus fort en moi. Je prends une profonde inspiration avant de répondre, laissant mes doigts glisser sur l’écran, formulant une réponse sincère et sensuelle.

  • Moi (message) : “Quand je regarde tes photos, Emmy, c’est comme si tout mon corps réagissait. Ton corps me fait perdre la tête… J’ai envie de toi, de te sentir sous mes mains, de te toucher…”

Sa réponse ne tarde pas, elle semble jouer avec moi, poussant toujours plus loin, testant mes limites.

  • Emmy (message) : “Dis-moi exactement ce que tu ferais si j’étais là. Détaille moi tout… J’ai envie de savoir ce que tu ressens, ce que tu veux faire.”

Mon souffle devient plus court, l’excitation grandit à mesure que j’échange avec elle. Sans réfléchir, poussé par une impulsion incontrôlable, je prends une photo de mon sexe, dur et palpitant de désir. Je sais que c’est audacieux, mais l’envie de partager ce moment avec elle est irrésistible.

  • Moi (message) : “Regarde ce que tu me fais… Je n’en peux plus, j’ai besoin de toi pour me terminer.”

J’envoie la photo, mon cœur battant à tout rompre, chaque seconde qui passe me semble une éternité alors que j’attends sa réaction. Quand sa réponse arrive enfin, elle est encore plus enflammée que je ne l’avais imaginé.

  • Emmy (message) : “Eh bien, quel corps… si j’étais là, je commencerai par la prendre en main… Ensuite j’utiliserai ma bouche pour te satisfaire…

    Tu veux que je t’aide à aller jusqu’au bout ?”

Je sens une vague de chaleur déferler en moi, chaque mot qu’elle écrit me rapproche un peu plus de l’explosion. Je suis totalement sous son emprise, incapable de penser à autre chose qu’à ce qu’elle me décrit.

  • Moi (message) : “Oui…”
  • Emmy (message) : “Imagine ma langue parcourir chaque centimètre de ta queue, la savourer comme une sucette, un bonbon…”
  • Moi (message) : “Bordel je vais jouir…”
  • Emmy (message) : “Je finirai par la prendre profondément dans ma bouche… Et je te laisserai jouir à l’intérieur…”

Je me laisse complètement emporter par ses mots, chaque phrase m’amenant un peu plus près du point de non-retour. Mon corps répond à son jeu, et finalement, je me laisse aller, traversé par une vague de plaisir intense.

Alors que je retrouve peu à peu mon souffle après cet instant de plaisir intense, je décide de lui envoyer un dernier message pour clore cette nuit de confidences et de désirs partagés.

  • Moi (message) : “Merci, Emmy… C’était incroyable. Tu m’as fait vivre quelque chose de vraiment intense.”

La réponse d’Emmy ne se fait pas attendre.

  • Emmy (message) : “C’est normal. Après tout, c’est pour ça que tu paies, non ? 😉”

Je souris légèrement, mais avant que je puisse répondre, un autre message arrive.

  • Emmy (message) : “Non… tu sais quoi ? Ce n’est pas juste une question d’argent. J’ai aussi pris beaucoup de plaisir à m’imaginer… te prendre dans ma bouche…”

Je reste un moment, absorbé par ses mots, sentant une connexion encore plus profonde se former entre nous. Ce n’est plus seulement une relation virtuelle ou une simple transaction.

  • Moi (message) : “Je suis content de l’entendre….”
  • Emmy (message) : “Bonne nuit… Fais de beaux rêves. 😘”
  • Moi (message) : “Bonne nuit, Emmy.”

Je pose enfin mon téléphone, encore imprégné des sensations de cette nuit.

Le lendemain matin, je me réveille avec un étrange sentiment de vide. La nuit précédente, passée à échanger avec Emmy, a laissé une empreinte indélébile dans mon esprit. Alors que je me lève pour affronter la journée, un soupir m’échappe. Revenir à la réalité après une telle intensité semble presque cruel.

Je me prépare machinalement, mon esprit encore imprégné des images de la nuit passée. La douche chaude n’aide pas à chasser mes pensées, au contraire, elle les ravive. Le souvenir de mes échanges avec Emmy s’infiltre dans chaque recoin de mon esprit, transformant même les gestes les plus simples en une série d’automatismes sans saveur.

Au petit-déjeuner, je suis là physiquement, mais mon esprit est ailleurs. Mes parents discutent de choses et d’autres, mais je les entends à peine.

Emma, de son côté, semble plongée dans ses propres pensées, son téléphone à la main. Je me demande brièvement si elle remarque mon air absent, mais elle ne fait aucun commentaire. Peut-être est-elle trop occupée à ses propres préoccupations.


Une fois à l’université, je tente de me concentrer sur mes cours, mais chaque phrase des professeurs passe au-dessus de ma tête. Mes doigts, presque par automatisme, glissent sur l’écran de mon téléphone, espérant une nouvelle notification de ForFansOnly. Mais rien. Pas un message d’Emmy pour me distraire de cette réalité terne.

À la pause, je retrouve Jack et quelques autres potes. Nous discutons des derniers matchs de hockey, de nos prochaines sorties, mais je suis à moitié distrait. Leurs paroles me parviennent comme un bourdonnement lointain, noyé sous le poids de mes pensées tournées vers Emmy.

  • Jack : “Hey, Brice, t’as l’air ailleurs, mec. T’es sûr que ça va ?”

Je cligne des yeux, sortant brusquement de ma rêverie.

  • Moi : “Ouais, désolé… juste mal dormi, je suppose.”

Jack me regarde d’un air sceptique mais décide de ne pas insister.

  • Jack : “OK, si tu le dis. Au fait, t’as entendu parler de la fête chez Max ce soir ?”

Je hoche la tête, essayant de me montrer intéressé.

  • Moi : “Ouais, ça pourrait être sympa. On verra.”

Les autres continuent de parler, plaisantant sur les filles qu’ils espèrent y croiser, et je décide, presque par défi, de m’engager à sortir ce soir. L’idée de socialiser, de retrouver un peu de normalité, m’apparaît soudainement comme une nécessité. Peut-être que me reconnecter à la réalité m’aidera à dissiper cette obsession qui m’enserre l’esprit. Une part de moi se demande même si, par hasard, Emmy pourrait être là. Après tout, elle est étudiante dans le coin, et qui sait ? Peut-être que la voir en personne, sans masque ni mystère, me libérera de cette emprise.

L’après-midi se déroule plus vite après cette décision. Les cours s’enchaînent, et je m’accroche à cette sortie comme à une bouée de sauvetage. Jack me rappelle les détails de la soirée chez Max, et je commence à me convaincre que c’est exactement ce qu’il me faut.

Sur le chemin du retour, je me prépare mentalement. Je traîne les pieds en direction de la maison, mon sac de sport sur l’épaule, mais cette fois avec un but en tête. Je croise des visages familiers, des camarades qui discutent joyeusement, mais je ne m’y attarde pas. Tout ce que je veux, c’est me changer, me préparer et essayer de retrouver ce que j’ai perdu : un lien avec le monde réel.

De retour chez moi, je passe par la cuisine où Emma est en train de grignoter quelque chose. Nous échangeons quelques mots rapides, mais je n’ai pas l’esprit à engager une longue conversation. Je lui dis simplement que je sors ce soir, et elle me lance un regard surpris.

  • Emma : “Toi, sortir ? Ça fait longtemps.”

Je me contente d’un sourire et monte dans ma chambre pour me préparer. La solitude de ma chambre me pèse, mais je la repousse. Ce soir, je vais changer ça, me dis-je en enfilant des vêtements plus décontractés. J’attrape mon téléphone, j’hésite un instant, puis le glisse dans ma poche sans regarder si Emmy m’a envoyé quelque chose. Ce soir, c’est moi qui décide.

La soirée chez Max est déjà bien entamée lorsque j’arrive. L’ambiance est détendue, les rires résonnent, et je me laisse entraîner par la musique et les conversations. Jack me présente à quelques nouvelles têtes, et je me surprends à sourire, à plaisanter. C’est agréable, je dois l’admettre. Les filles présentes sont sympathiques, quelques-unes se montrent même intéressées. Une d’entre elles, une blonde, engage la conversation avec moi. Nous rions, discutons de tout et de rien, mais une part de moi reste détachée, comme si quelque chose manquait.

Je scrute la foule de temps à autre, une petite part de moi espérant apercevoir Emmy. Mais à chaque visage que je croise, je réalise que ce n’est pas elle. Personne ici ne ressemble à l’image que je me suis faite d’elle. C’est frustrant, presque décevant.

  • Chloe : “Tu es distrait, tout va bien ?”

  • Moi : “Ouais, désolé…”

Elle sourit, mais je sens que la connexion est superficielle. Nous continuons de parler, mais l’excitation que je ressentais en arrivant commence à s’estomper.

La soirée avance, et bien que je prenne du plaisir à être là, à rire avec mes potes, à discuter avec ces filles, il y a une ombre qui plane sur moi. Je suis physiquement présent, mais mentalement, je dérive constamment vers Emmy. Je ne peux m’empêcher de penser à elle, de me demander ce qu’elle fait en ce moment, si elle pense à moi, si elle se doute que je suis ici, entouré d’autres femmes. Je me sens presque coupable, comme si je trahissais quelque chose de précieux.

Finalement, je décide de rentrer chez moi. Sur le chemin du retour, la fraîcheur de la nuit me frappe, me ramenant à la réalité. Je me félicite d’avoir fait l’effort de sortir, d’avoir essayé de renouer avec le monde réel. Mais en même temps, je suis troublé. Je me sens fier d’avoir été capable de me déconnecter d’Emmy, même pour quelques heures, mais une part de moi se demande si ce n’est pas une trahison. Après tout, cette relation avec Emmy n’est-elle pas juste un jeu, une transaction ? Pourquoi est-ce que je ressens une telle culpabilité ?


De retour chez moi, je monte directement dans ma chambre. En passant devant la porte d’Emma, je remarque un filet de lumière sous la porte. Elle ne dort pas encore, malgré l’heure tardive. Je m’arrête un instant, hésitant à frapper, mais je décide finalement de ne pas m’y attarder. Mes pensées sont trop embrouillées, et je n’ai pas la force d’engager une conversation.

L’atmosphère de ma chambre est lourde, presque oppressante. Je m’allonge sur mon lit, fixant le plafond, tandis que les images de la soirée défilent dans ma tête, mêlées à celles d’Emmy. Mon esprit oscille entre la réalité que j’ai tentée de retrouver ce soir et l’obsession qui continue de me hanter.

Je finis par sortir mon téléphone, mais cette fois, je décide de ne même pas regarder mes messages. Une part de moi a peur de ce que je pourrais y trouver, ou de ce que je n’y trouverai pas. Je soupire, déchiré entre la satisfaction d’avoir tenté de retrouver une vie normale et la réalité de cette obsession qui refuse de me laisser en paix. La nuit s’étire, et je finis par m’endormir, troublé, en sachant que demain, tout recommencera.

Les dernières semaines ont filé à une vitesse surprenante, rythmées par les mêmes routines quotidiennes, mais teintées d’une nouvelle dynamique intérieure. Malgré mes efforts pour retrouver une certaine normalité, ma connexion avec Emmy reste un fil ténu mais constant qui traverse mes journées.

Chaque soir, nos échanges continuent avec la même intensité. Les conversations sont devenues plus profondes, plus personnelles, et je me surprends à attendre ses messages avec une impatience grandissante. Parfois, un doute s’insinue dans mon esprit : est-ce que tout cela est réel ? Est-ce qu’Emmy commence à me voir différemment, au-delà de cette relation virtuelle tarifée ? Les photos qu’elle partage, toujours avec son masque, ajoutent une couche de mystère qui me rassure tout en attisant ma curiosité. Savoir qu’elle garde une part de son anonymat me donne une certaine sécurité, mais en même temps, je ressens une envie grandissante de la connaître davantage, de percer les secrets qu’elle dissimule derrière ce masque.

Au fil du temps, ce que je ressentais initialement comme une simple attirance virtuelle s’est transformé en une véritable appréciation. Emmy n’est plus seulement une présence numérique ; elle est devenue une part essentielle de mon quotidien, une muse qui inspire et perturbe à la fois. Ses mots, ses gestes, même l’absence de son visage complet, ont commencé à occuper une place importante dans mes pensées. Je me surprends à anticiper ses messages, à analyser chaque mot qu’elle écrit, cherchant des indices sur ce qu’elle ressent réellement pour moi.

 

Parallèlement, ma relation avec ma sœur a également connu une évolution positive. Pendant longtemps, notre lien avait été tendu, marqué par des remarques et des incompréhensions mutuelles. Mais ces dernières semaines, j’ai pris conscience de l’importance de la confiance et du soutien familial. Je ne sais toujours pas ce qu’Emma fait de ses journées, ni les luttes personnelles qu’elle pourrait affronter, mais j’ai décidé de lui accorder ma confiance sans réserve. Au lieu de lui faire des remarques ou de juger ses actions, j’essaie désormais de la soutenir silencieusement, d’être présent quand je vois qu’elle traverse des moments difficiles. Cette nouvelle approche a apporté une sérénité inattendue entre nous, renforçant un lien qui semblait autrefois fragile.

Les jours passent, et je ressens un mélange complexe de fierté et de culpabilité. Fierté d’avoir réussi à rétablir une relation plus saine avec Emma, mais aussi une certaine culpabilité en pensant à Emmy. Même si notre relation n’est qu’une transaction, je ne peux m’empêcher de ressentir que je lui ai été fidèle d’une manière qui dépasse les simples échanges tarifés. Cette dualité intérieure me trouble, me poussant à réfléchir sur ce que je recherche réellement et sur les frontières floues entre le virtuel et le réel.

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