Chapitre 6 : 🌶️ Confusion des désirs

Une semaine plus tard…

La nuit est déjà bien avancée, mais je suis encore en train de discuter avec Emmy. Ce soir, quelque chose est différent. Notre conversation commence comme d’habitude, légère et décontractée, mais rapidement, nous dérivons vers des sujets plus personnels.

  • Emmy (message) : “Parfois, j’ai l’impression que personne ne me comprend vraiment. C’est comme si je devais constamment jouer un rôle.”
  • Moi (message) : “Tu te sens seule ?”
  • Emmy (message) : “Oui… et non. J’ai des gens autour de moi, mais je garde toujours une part de moi cachée. C’est épuisant parfois.”

Je sens qu’elle est plus ouverte ce soir, plus vulnérable. C’est comme si la barrière qu’elle maintenait entre nous se fissurait peu à peu. Mais une part de moi ne peut s’empêcher de se demander : est-ce qu’elle est vraiment sincère, ou est-ce simplement un autre rôle qu’elle joue, un moyen de me garder accroché ?

Je décide de la suivre sur ce terrain, curieux de voir où cette conversation nous mènera.

  • Moi (message) : “Je comprends ce que tu veux dire. Moi aussi, je me retrouve souvent à porter des masques, à cacher une partie de qui je suis vraiment.”
  • Emmy (message) : “C’est ça. Parfois, j’aimerais juste être moi-même, sans avoir à me soucier de ce que les autres pensent.”

La conversation continue, et Emmy se confie de plus en plus. Elle parle de ses aspirations, de ses rêves, mais aussi de ses peurs et de ses frustrations. Je découvre une nouvelle facette d’elle, celle d’une jeune femme qui porte un fardeau bien plus lourd qu’elle ne le laisse paraître. Mais dans un coin de mon esprit, une question persiste : fait elle cela avec tous ses abonnés ? Est-ce une façon pour elle de créer une illusion d’intimité, un moyen de me garder engagé, ou est-ce que ce qu’elle ressent pour moi est différent ?

Au fil de nos échanges, je sens qu’Emmy s’attache de plus en plus à moi. Elle ne le dit pas directement, mais cela transparaît dans ses mots, dans la manière dont elle se livre. Elle me parle de sa vie sur ForFansOnly, des interactions qu’elle a avec d’autres abonnés.

  • Emmy (message) : “Avec toi, c’est différent. Je ne fais pas ça juste pour l’argent. J’aime vraiment nos conversations. Tu me fais sentir… moi-même.”
  • Moi (message) : “C’est réciproque. Je ne m’attendais pas à trouver quelqu’un comme toi ici.”

Je suis touché par ses paroles, mais une partie de moi reste sceptique. Est-ce que je suis vraiment différent à ses yeux, ou est-ce qu’elle dit cela à tous ceux qui lui montrent un peu plus d’intérêt ? Je ne peux m’empêcher de me demander si elle est aussi sincère qu’elle le paraît, ou si c’est simplement une stratégie bien rodée.

Quelques jours plus tard, alors que nous sommes à table, Emma commence à poser des questions sur le hockey, ce qui est plutôt inhabituel venant d’elle.

  • Emma : “Brice, ça m’a toujours intrigué… Comment ça marche exactement le hockey ? Je veux dire, c’est quoi les règles principales ?”

Je lève un sourcil, surpris par sa question. D’habitude, Emma ne s’intéresse pas vraiment à ce que je fais sur la glace.

  • Moi : “C’est plutôt simple, en fait. Le but, c’est de marquer des points en envoyant le palet dans le filet adverse. Il y a cinq joueurs sur la glace par équipe, plus le gardien. Les règles de base sont comme celles du foot, sauf qu’on patine.”
  • Emma : “Mais ça a l’air tellement rapide, non ? Comment tu fais pour suivre le jeu et ne pas te perdre ?”

Son ton est léger, presque désinvolte, mais cette curiosité soudaine m’intrigue. Pourquoi Emma s’intéresse-t-elle au hockey maintenant, alors qu’elle ne l’a jamais fait avant ? Je ne peux m’empêcher de repenser aux discussions que j’ai eues avec Emmy.

  • Moi : “Ouais, c’est rapide. Mais sur la glace, tout devient instinctif. Tu sais où tes coéquipiers vont être, où le palet va aller.”
  • Emma : “Ça a l’air intense… et compliqué. Et sinon vous êtes beaucoup à jouer dans le coin ?”
  • Moi : “On habite une grande ville, bien sûr qu’il y a du monde dans le coin, pourquoi tu t’y intéresses tout d’un coup ?”

Emma hausse les épaules.

  • Emma : “Juste curieuse.”

Je souris, mais un léger malaise persiste. Son intérêt soudain me paraît étrange, mais je préfère ne pas creuser.

Le soir même, alors que je traîne dans ma chambre, la maison plongée dans le calme nocturne, une notification de ForFansOnly illumine soudainement mon écran. Le cœur battant, j’ouvre l’application pour découvrir une nouvelle publication d’Emmy. Je l’ouvre avec impatience, et mes yeux se posent immédiatement sur elle, vêtue d’un mini short qui ne laisse que peu de place à l’imagination.

Le tissu moulant épouse ses courbes à la perfection, chaque détail accentué par la lumière douce de la photo. Ce genre de tenue capte instantanément l’attention, la mienne en tout cas. Je sens une chaleur monter en moi, mes doigts glissant machinalement sur l’écran, puis sur mon propre corps, dans un geste presque inconscient. Le temps semble se suspendre alors que je fixe cette image, totalement hypnotisé par la sensualité qu’elle dégage.

Les minutes s’égrènent sans que je m’en rende compte. Mon esprit s’abandonne totalement à ces pensées, à ces images qui continue de brûler dans mon esprit. Une heure passe, peut-être plus, alors que je me perds dans une contemplation silencieuse, absorbé par cette tension qui refuse de se dissiper. La fatigue commence à peser, mais l’intensité de mes pensées ne faiblit pas.

Je n’ai pas l’habitude de veillé si tard, si bien que la faim me pousse à quitter ma chambre pour descendre à la cuisine. La maison est silencieuse, plongée dans l’obscurité, à peine éclairée par la lumière tamisée de la lune qui filtre à travers les fenêtres.

Alors que j’approche de la cuisine, une vision inattendue m’arrête net. Emma est là, près du frigo, fouillant pour trouver quelque chose à manger. Mon regard est immédiatement attiré par sa tenue : elle porte exactement le même type de short que celui qu’Emmy portait dans la photo.

Le choc est instantané, mon esprit cherchant désespérément à concilier l’image d’Emmy avec celle de ma propre sœur, dans une tenue identique.

Je reste figé, incapable de détourner les yeux. Caché dans l’ombre de la cuisine, je l’observe sans qu’elle ne me remarque. Mon regard glisse involontairement sur son corps, détaillant chaque courbe, chaque mouvement. Le short qu’elle porte épouse parfaitement ses hanches, mettant en valeur ses fesses de manière troublante. Une chaleur familière monte en moi, et malgré moi, mes pensées dérivent vers des territoires que je sais interdits. C’est comme si le contraste entre Emmy et Emma s’effaçait peu à peu, laissant place à un désir que je n’arrive plus à contrôler.

Emma, toujours concentrée sur sa recherche dans le frigo, ne se rend pas tout de suite compte de ma présence. Mes pensées deviennent de plus en plus sensuelles, presque obsédantes. L’idée même de ce que je suis en train de faire, de la manière dont je la regarde, me remplit de honte, mais je n’arrive pas à m’arrêter. Mon esprit est envahi par des images que je ne devrais pas avoir, des pensées que je ne devrais pas nourrir.

Puis, soudainement, elle se fige, comme si elle avait senti quelque chose. Elle se tourne lentement, ses yeux rencontrant les miens dans un moment de silence lourd et gênant. Elle voit clairement que je la regarde d’une manière que je ne devrais pas.

  • Emma : “Heuuu… Brice tu fais quoi là ?”

Sa voix, douce mais pleine d’interrogation, me sort brusquement de ma transe. Je cligne des yeux, essayant de reprendre contenance, de trouver une excuse.

  • Moi : “Euh… désolé, je… je suis juste fatigué. Je ne dormais pas bien et je suis descendu pour grignoter un truc.”

Elle me regarde avec une lueur de perplexité dans les yeux, mais elle ne dit rien de plus. Elle se détourne légèrement, semblant accepter mon excuse, mais je vois bien qu’elle a compris ce qu’il se passait dans ma tête.

  • Emma : “Hmm… D’accord…”

Emma se penche alors pour récupérer quelque chose dans un placard bas, son corps se courbant de manière à accentuer ses formes d’une manière presque hypnotique. Mon regard, malgré moi, se fixe sur ses courbes, mes yeux suivant le contour parfait de ses hanches. Une pensée furtive traverse mon esprit, un désir presque instinctif de tendre la main et de toucher, juste effleurer cette courbe si tentante.

Mais aussitôt, une vague de honte me submerge. Qu’est-ce que je suis en train de faire ? Comment puis-je même penser à une chose pareille ? C’est ma petite sœur, et l’idée même de vouloir la toucher me fait sentir incroyablement mal. Mon cœur bat lourdement dans ma poitrine, un mélange de désir interdit et de culpabilité écrasante. Je veux détourner les yeux, effacer ces pensées honteuses, mais elles s’imprègnent en moi, refusant de disparaître. Chaque seconde qui passe me fait sentir plus coupable, plus indigne, et je lutte désespérément pour reprendre le contrôle de mon esprit.

“Arrête, c’est Emma !” me dis-je intérieurement, je me force à détourner le regard, presque en panique, et me dirige vers le frigo pour prendre quelque chose, n’importe quoi, pour échapper à ces pensées.

  • Moi : “Tu veux quelque chose du frigo ?”

Ma voix tremble légèrement alors que j’ouvre la porte du frigo, essayant de paraître détendu.

  • Emma : “Non, merci, j’ai ce qu’il me faut.”

Elle referme doucement le placard, me laissant seul face au frigo, le froid de l’intérieur contrastant avec la chaleur qui brûle encore en moi. Je prends un yaourt au hasard, juste pour faire quelque chose, pour donner l’impression que tout est normal.

  • Moi : “Bon… je vais remonter. Bonne nuit, Emma.”

Elle me jette un dernier regard, sans émotion particulière, avant de me répondre.

  • Emma : “Bonne nuit.”

Je quitte la cuisine rapidement, le yaourt à la main, mais mes pensées sont encore embrouillées par ce que je viens de vivre. Je sais que je ne devrais pas penser à elle de cette manière, que c’est complètement inapproprié, mais ces images refusent de quitter mon esprit. Alors que je monte les escaliers, je me rends soudain compte que j’ai une érection.

Mon cœur s’arrête un instant, la panique m’envahit. Et si Emma l’avait remarqué ? Cette pensée me glace le sang, et la honte s’abat sur moi comme une vague. Je sens que je suis en train de perdre pied, incapable de comprendre comment j’en suis arrivé là, ni comment reprendre le contrôle.

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